samedi 3 janvier 2015

Le 10 premiers commandements selon Pandolfini




1.    Soyez agressif, mais jouez solidement, sans prise de risque inutile.
2.    Faites en sorte que chaque coup ait un but.
3.    Si vous connaissez le style de votre adversaire, profitez-en. Par contre, dans l’analyse finale, jouez la position, pas le joueur.
4.    N’ignorez pas les coups de votre adversaire.
5.    Ne faites pas d’échecs inutiles. Faites un échec uniquement quand cela en vaut la peine.
6.    Répondez à toutes les menaces. Essayez de le faire en améliorant votre position et/ou en contre-menaçant à votre tour.
7.    Jouez pour l’initiative. Si vous l’avez, conservez-là. Sinon, saisissez-là.
8.    Quand vous échangez, essayez au moins de récupérer autant que vous avez perdu.
9.    Prenez avec la pièce de moindre valeur, sauf s’il y a une bonne raison de ne pas le faire.
10.                      Réduisez vos pertes. Si vous devez perdre du matériel, perdez-en le moins possible.

jeudi 1 janvier 2015

Les conditons préalables pour toute combinaison


II. La fin de la partie : La finale.

II. La fin de la partie : La finale.
Conseils
Explications
Les pions doivent être poussés afin de réussir à en mener sur la dernière rangée.
  • Entre un pion qui reste en arrière ou un qui se change en dame, lequel préférez-vous ?
C'est le moment où le roi doit sortir de son abri pour aller aider à l'attaque.
  • En finale, très peu de pièces sont encore sur l'échiquier. Le roi est suffisamment armé pour aider un de ses pions à aller jusqu'au bout.
  • Les pions qui forment l'abri du roi vont aussi commencer à avancer, inutile de laisser le roi derrière ainsi exposé et sans aucune défense.
  • Vers la toute fin de la partie, une tour ne peut que rarement donner l'échec et mat toute seule ; un roi et une tour ensemble sont beaucoup plus efficaces.
II. Le milieu de jeu.
Conseils
Explications
Toujours se demander ce que l'adversaire va jouer après notre coup.
  • Eviter de jouer un coup qui permet à l'adversaire de nous prendre un pion (ou une pièce) gratuitement.
  • Vous avez un plan d'attaque mais votre adversaire en a sûrement un de son côté. Vérifiez qu'il n'y ait pas un mat en deux coups à éviter ou que votre adversaire n'aille pas profiter d'une zone de l'échiquier moins protégée.
En cas d'échange de pièces, tentez de conserver des pions côte à côte.
  • Un pion seul est une proie facile et il est gênant de devoir affecter une pièce plus importante à sa protection.
  • Des pions doublés sur une même colonne se gênent mutuellement.
  • Des pions côte à côte peuvent se protéger mutuellement tout en avançant, ils créent de plus une barrière empêchant l'adversaire de pénétrer dans votre camp.

Si vous avez l'avantage matériel, n'hésitez pas à échanger des pièces de niveau égal.
  • Votre adversaire aura moins de solutions pour se défendre.
  • Vous limitez les risques de pièges.
  • Il sera plus facile de réfléchir s'il y a moins de pièces.
Prévoyez une case de sortie pour votre roi.
  • Votre roi semble à l'abri derrière son roque cependant une tour sur la dernière ligne suffirait à le mater s'il ne se prévoit pas de sortie de secours.

I. Le début de la partie : L'ouverture.

I. Le début de la partie : L'ouverture.

Conseils
Explications
Commencer par avancer un ou deux pions du centre.
  • C'est au centre que l'action va se jouer, avancer ces pions crée une première barrière qui évitera d'être confronté une attaque trop rapide sur le roi.
  • Les pions bloquent la sortie des pièces, avancer les deux pions du centre permettra de créer des sorties pour la dame et les deux fous.
  • Les pions de l'aile sont trop éloignés pour servir à une première attaque rapide, inutile de perdre du temps à les déplacer en début de partie.
Sortir ses pièces vers le centre, surtout les fous et les cavaliers.
  • Les pions ne gagneront pas seuls la bataille.
  • Fous et cavaliers sont les pièces pouvant contrôler le plus d'espace en début de partie.
  • Le jeu se joue vers le centre ; un cavalier sur un bord est un cavalier qui dort car il contrôle deux fois moins de cases.
  • Pour l'adversaire il est facile de voir venir une attaque si une seule pièce est sortie mais c'est plus difficile si vous préparez plusieurs pièces à l'assaut.
Eviter de déplacer plusieurs fois la même pièce.
  • Si vous n'avez qu'une seule pièce de sortie, l'envoyer toute seule à l'attaque est inutile.
  • Vous perdez un temps pour sortir d'autres pièces.
  • Une pièce trop avancée risque de se faire attaquer et devra reculer ce qui vous fera perdre un temps supplémentaire pendant que votre adversaire se développera.
Roquer rapidement.
  • Permet de mettre le roi à l'abri sur une aile, l'adversaire mettra plus longtemps pour y envoyer une attaque.
  • Permet de centrer une tour ce qui amène du matériel plus offensif.

lundi 1 décembre 2014

Conseils pour progresser aux échecs



Si vous débutez aux échecs, vous vous rendrez probablement très vite compte que la connaissance des rêgles seules ne suffit pas à jouer correctement, et si vous avez perdu quelques parties, vous vous demanderez certainement mais que savait mon adversaire que je ne savais pas ? Le but de cette page est de vous donner quelques conseils pour progresser.
 I.            Connaître les 3 phases d'une partie
La première conditions nécessaire pour mieux jouer est de savoir qu'une partie d'échecs est composée de plusieurs phases, dont les limites dépendent du type de position et ne sont pas forcément bien définies, et qui chacune nécessite une façon de jouer particulière. Ces 3 phases sont:
-
le début de la partie, appelé l'ouverture, dont le but principal est la "mise en ordre de bataille" des pièces (on parle de développement des pièces), et la mise en sécurité du roi (en général en roquant, de préférence du côté le moins dangereux)
-
le milieu de partie, dans lequel vous utiliserez vos pièces dans le but de réaliser un ou plusieurs plans, le plan ultime pouvant être une attaque de mat, mais un plan intermédiaire pouvant être simplement la maîtrise de certaines cases importantes
-
la fin de partie, ou finale, qui débute lorsque le matériel en présence a été réduit par des échanges successifs, et dont le but est souvent (mais pas toujours), la conduite d'un pion à dame
Ces 3 phases nécessitent toutes des connaissances particulières.
II.            Apprendre les bases tactiques du jeu
La tactique aux échecs peut être définie comme l'exécution, dans des positions particulières, d'une combinaison de coups dans le but d'obtenir un avantage important. Cet avantage peut être le mat, un gain de matériel, ou un autre avantage tel que des faiblesses graves dans la position ennemie. Certaines combinaisons peuvent servir à annuler dans une position inférieure, par exemple en obtenant un échec perpétuel.
Ces bases vous permettront d'éviter les pièges les plus fréquents, mais aussi de ne pas louper un gain facile contre un adversaire moins fort que vous.
III.            Connaître quelques aspects de la stratégie aux échecs
La stratégie consiste à positionner ses pièces dans le but de réaliser un plan à plus ou moins long terme. Ce plan est souvent dicté par les faiblesses de l'adversaire, par exemple l'affaiblissement du roque ou une mauvaise structure de pions.
IV.            Ne jouez pas trop vite
Même s'il peut être amusant de jouer des parties rapides, vous avez justement la possibilité sur notre site de prendre votre temps pour jouer. Prendre son temps signifie réfléchir à chaque coup, plus ou moins de la façon suivante:
- qu'a joué mon adversaire ? Menace-t-il de prendre une de mes pièces ? Suis-je en échec ? Peut-il me mettre en échec au coup suivant ?
- si votre adversaire ne semble pas vous menacer directement, demandez-vous à quoi sert le coup qu'il a joué. Veut-il mettre en jeu une pièce ? Pourra-t-il vous attaquer avec cette pièce au coup suivant ? Veut-il amener ces pièce près de votre roi ? Veut-il amener une tour dans votre camp par une colonne ouverte ?
- demandez-vous alors ce que vous pouvez jouer en réponse au coup de votre adversaire. Pouvez-vous protéger votre pièce ? La déplacer ? Le plan de votre adversaire est-il vraiment dangereux, ou est-ce un coup d'épée dans l'eau ? Pouvez-vous contre-carrer ce plan ?
- quels sont les coups que vous pouvez jouer ? Envisagez tous les coups raisonnables en réponse à votre adversaire. Pour chaque coup que vous envisagez, n'oubliez pas de vous demander si une de vos pièce est en prise.
- afin de ne pas oublier de pièce en prise, j'essaie en général de garder en tête les lignes contrôlées par l'adversaire. Par exemple: le fou de mon adversaire contrôle la diagonale a1-h8. Il est dangereux de mettre une pièce sur cette diagonale.
V.            Utilisez un vrai échiquier
Pour les coups de routine, je réfléchis directement sur mon écran avant de jouer mon coup, mais pour certaines positions critiques, je préfère reporter la position sur un vrai échiquier de type compétition (l'échiquier en marbre du salon n'est pas forcément génial). Il me semble en effet que je réfléchis mieux sur un vrai échiquier, peut-être parce que les ordinateurs n'existaient pas quand j'ai appris à jouer.
Par position critique, vous pouvez inclure toute position dans laquelle vous pensez avoir plusieurs bon coups (en général il y en a un meilleur que les autres), au contraire les positions dans lesquelles vous ne savez plus quoi jouer, et de façon plus générale les positions dans lesquelles une décision importante doit être prise (par exemple dois-je accepter l'ouverture de la colonne ou vaut-il mieux fermer la position ?, ...)
Reporter les positions sur un échiquier peut sembler fastidieux, mais c'est aussi un bon exercice de vision du jeu et une façon de ne pas jouer trop vite.
VI.            Revoyez vos parties
Sur certains sites internet,vous pouvez revoir vos parties une fois terminées. Sauf si vous avez simplement laissé votre dame en prise, il est utile,lorsque vous perdez une partie, de vous demander quelle a été votre erreur(ou vos erreurs!).